Prise en charge de l'endométriose

Prise en charge de l'endométriose

Ces recommandations ont été élaborées par la HAS et le CNGOF.

L’endométriose reste une maladie parfois mal repérée, dont la prise en charge est souvent insuffisamment coordonnée pouvant conduire à un retard diagnostic.

L’objectif de ces recommandations est de pouvoir proposer à chaque patiente un parcours de soins homogène, coordonné et optimal, avec comme facteur clé l’information des patientes. Les recommandations abordent chaque étape de la prise en charge du diagnostic aux traitements et les situations d’infertilité liées à l’endométriose. Le cas particulier de l'adénomyose a été exclu de ces recommandations.

Ces nouvelles recommandations mettent l’accent sur la nécessité d’une approche diagnostique pluriprofessionnelle adaptée, des modalités de traitement individualisées, une prise en charge spécialisée par des équipes pluridisciplinaires, avec le souci permanent d’apporter à chaque étape  une information complète aux patientes.

Vous trouverez le lien vers la version anglaise dans la rubrique "En savoir+".

Source HAS

LES TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX DE L’ENDOMÉTRIOSE DOULOUREUSE

La mise en route d'un traitement n’est recommandée que lorsque l' affecte la vie quotidienne ou le fonctionnement d’un organe.

Afin de réduire les lésions d’endométriose qui sont hormono-dépendantes et qui évoluent selon le cycle menstruel, le médecin prescrit des médicaments qui provoquent l'arrêt des règles (). Grâce à la suppression des règles et donc la disparition des saignements au niveau des lésions d’endométriose, les douleurs s’atténuent ou disparaissent et les lésions régressent. Cependant, certaines lésions comme les adhérences, les endométriomes (situés au niveau de l’ovaire), les lésions fibreuses cicatricielles sont insensibles aux hormones et ne régressent pas grâce à ce traitement.

Le choix du traitement, fixé en concertation avec la jeune femme, tient compte des contre-indications des médicaments, de leurs effets indésirables possibles et de l'état de santé de la personne.

Ces médicaments sont :

Un traitement hormonal de première intention

Un traitement hormonal de deuxième intention

  • La contraception microprogestative orale au désogestrel.
  • L'implant à l'étonogestrel. Il s'agit d'un implant sous-cutané, de longue durée d'action, libérant un  et assurant une contraception efficace.
  • Les analogues de la gonadoliberine (GnRH). Ces médicaments empêchent la production d’hormones gonadotropes, qui stimulent les  et provoquent par conséquent une baisse du taux d’œstrogènes (hypo-œstrogénie). Il s’en suit la suppression des règles () et simultanément la disparition des saignements au niveau des lésions d’endométriose.
    Ces médicaments sont prescrits sur une durée de 3 à 6 mois, au maximum d'un an.
    Ils présentent des effets secondaires (bouffées de chaleur, sécheresse cutanée, déminéralisation osseuse ou ostéoporose, liés à l’hypo-œstrogénie qu'ils induisent. Ceux-ci sont corrigés par l'add-back therapie : réintroduction d’un peu d’œstrogènes dans l’organisme, sous contrôle médical, prescrite avant le 3ème mois de traitement.
  • Le diénogest (hormone dont l'action est proche de celle de la ).

Pour atténuer les douleurs liées à l', le médecin prescrit des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne doivent pas être utilisés au long cours en raison de leurs effets secondaires gastriques et rénaux.

source Améli.fr

Documents

 
Mis en ligne le 17 janv. 2018